Pourquoi faut-il faire la sieste ?

La sieste correspond à un besoin physiologique de l’organisme. Il est en effet illusoire de croire que l’on peut être aussi éveillé, productif et vigilant du matin au soir ! De nombreuses entreprises japonaises l’ont d’ailleurs bien compris et rendent ce moment de repos obligatoire pour leurs salariés. Idem, en Chine ou en Espagne, où la sieste au travail est une institution. Dans l’Hexagone en revanche, même si elle est vivement recommandée par l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV), elle reste très peu pratiquée. Ses nombreux bénéfices ne sont pourtant plus à démontrer. Non seulement elle améliore notre vigilance, nos performances et notre mémoire, mais elle est également bonne pour la santé physique, et notamment pour le cœur. De plus, dans une société où l’on dort de moins en moins la nuit, elle est un excellent moyen de « récupérer » du temps de sommeil. Il n’y a donc que des bonnes raisons de la pratiquer !

Qu’est-ce qu’une « bonne sieste » ?

C’est un moment de repos complet qui vous permet de « recharger vos batteries » durant la journée. La sieste idéale est celle qui va dynamiser votre journée. C’est celle dont on émerge facilement, reposé et en forme, sans impression d’avoir « la tête dans le brouillard ». Une « bonne sieste » ne doit pas dérégler votre sommeil et perturber vos nuits. Elle ne doit pas par exemple retarder votre heure du coucher ou provoquer des insomnies.

Combien de temps doit durer une sieste ?

La bonne durée d’une sieste dépend de son type. Il en existe trois pour les adultes.

  • La plus courte : la sieste « flash » ou micro sieste. Elle dure moins de 5 minutes, une durée suffisante pour améliorer l’attention.
  • La sieste standard, aussi appelée sieste « énergisante » ou sieste « parking », car elle peut être réalisée dans sa voiture, sur un parking. Elle dure 20 à 30 minutes, vous relaxe et vous rend plus productif pour le reste de la journée.
  • La sieste longue. Elle dure un cycle de sommeil complet, soit une heure et demie. Son objectif : compenser une nuit blanche ou écourtée. Elle est en revanche déconseillée aux personnes souffrant d’insomnies chroniques, puisqu’elle risque chez elles d’empiéter sur le temps et la qualité du sommeil de la nuit suivante.

Quel que soit le type de sieste que vous choisirez, pensez à programmer une alarme avant de vous endormir pour ne pas dépasser le temps de sieste prévu.

Les clés d’une sieste réussie

Quand faire la sieste ?

Durant la journée, aux premiers signes de somnolence ou de « coup de barre », mieux vaut ne pas lutter. En règle générale, la sieste se fait juste après le repas de midi. Son nom vient d’ailleurs du latin sexta, pour désigner la sixième heure du jour. C’est à ce moment-là que notre vigilance baisse et que l’envie de piquer du nez se fait sentir. Mais sachez que, contrairement à une idée reçue, le besoin de faire la sieste n’est pas causé par la digestion, même si l’envie de dormir peut être accentuée par celle-ci. Il s’agit d’un besoin physiologique qui apparaît 12 heures après le milieu de la nuit(1). Donc même si le créneau 12-15h est plutôt recommandé pour ne pas perturber vos nuits(2), vous pouvez faire un somme quand vous le souhaitez.

Où faire la sieste ?

Le choix du lieu dépend bien sûr de vos préférences, mais aussi du type de sieste choisi. Pour une sieste courte, un siège de bureau peut suffire. Pour une sieste standard, un siège de voiture abaissé, un canapé, un lit ou tout autre endroit qui vous paraît confortable conviendra. Pour une sieste longue, il est recommandé de vous allonger aussi confortablement que pour dormir la nuit, et de soutenir votre tête avec un oreiller. Objectif : éviter de prendre une mauvaise position et de souffrir de douleurs au réveil. Enfin, évitez si possible de vous installer dans un lieu où il y a du passage pour ne pas être dérangé.

Comment s’installer ?

Vêtements, position, niveau de bruit, luminosité… Idéalement, et surtout s’il s’agit d’une sieste longue, mieux vaut rechercher les mêmes conditions que celles dans lesquelles vous aimez dormir. Vous trouverez ainsi plus facilement le chemin des bras de Morphée.

Que faire si vous avez du mal à faire la sieste ?

Dites-vous que prendre l’habitude de faire la sieste peut demander un peu « d’entraînement ». Vous allez habituer votre organisme à ce nouveau rituel et, peu à peu, vous parviendrez à vous endormir quand vous le souhaiterez. Et sachez que, de toute façon, somnoler suffit à récupérer.

Alors évitez de vous mettre la pression et… bonne sieste !

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(1) Le Guide du sommeil : Comment bien dormir, Michel Billiard, Éditions Odile Jacob, 2007.
(2) Guide "Bien dormir, mieux vivre" - Le sommeil, c'est la santé ! – Inpes.